Les populations du Ganzourgou participent massivement aux animations de stands dans le cadre d'une campagne de sensibilisation sur les méfaits des mutilations génitales féminines et les opportunités de réparation des séquelles de l'excision dans la commune de Zorgho. Au centre de Soins maternels et infantiles (SMI), plus de deux cents femmes ont bénéficié d'une sensibilisation rapprochée.
Mais le plus grand nombre a été sensibilisé par des animateurs à travers des stands dressés au marché, les jours de marché. Les participants se montrent intéressés par les propos et les questions des animateurs. L'excision est une pratique connue dans cette province où de nouveaux cas ont été signalés en 2011. Une évaluation commanditée par le Conseil national de lutte contre la pratique de l'excision en 2006 a montré que 68,08% des femmes âgées de 0 à 60 ans au Ganzourgou sont excisées.
Ce qui est alors nouveau pour la plupart des participants, c'est la possibilité offerte par la prise en charge des femmes excisées, notamment la réparation des séquelles de cette chirurgie à l'ancienne.
Ainsi, les animateurs ont encouragé les femmes et les filles victimes à se faire examiner dans un centre de santé ou de prendre attache avec la direction provinciale de l'action sociale, pour une prise en charge médicale par des agents de santé, formés en techniques de réparation des séquelles. « Pourquoi alors se taire et souffrir alors qu'il y a des opportunités de réparation ? » s'interrogent les animateurs.
Ils ont invité toutes les personnes présentes à transmettre le message à leurs proches. A cette occasion, des fascicules sur les conséquences de l'excision, des affiches, des tee-shirts et des autocollants ont été distribués. La Direction provinciale de l'Action sociale et de la solidarité nationale du Ganzourgou (DPASSN-GNZ) et le district sanitaire de Zorgho espèrent que la campagne contribuera à l'élimination totale de la pratique de l'excision.
Par Moïse SAMANDOULGOU










