Neuf mois après le lancement officiel des travaux du Compendium des compétences féminines de Côte d'Ivoire (Cocofci), la base de données comporte aujourd'hui près de 3000 femmes inscrites. Dont 985 cadres de haut niveau, 1420 jeunes filles et femmes diplômées qui ont des compétences à affirmer, 343 femmes de tous les niveaux qui excellent dans leurs domaines d'activités et 250 femmes de la diaspora. Cette information a été donnée, ce mercredi, à la salle de conférences de la Grande Chancellerie à Cocody, par Mme Jeanne Peuhmond, Conseillère spéciale du Chef de l'État chargée du genre et des Affaires sociales et superviseur du Cocofci.
Toutefois, ces chiffres bien que flatteurs, ne sont pas, selon elle, représentatifs du nombre de femmes compétentes en Côte d'Ivoire. C'est pourquoi, dans le cadre de la mise en oeuvre du programme présidentiel relatif à la parité dans les instances décisionnelles, et en collaboration avec la chaire Unesco « Eau, femmes et pouvoir de décisions », elle a réuni les femmes issues des partis politiques, des Ong, des associations féminines, des confessions religieuses pour seulement les informer sur les avancées du programme Cocofci. Mais surtout, susciter leur adhésion massive au projet. Lequel, à l'en croire, « augure des lendemains meilleurs pour notre pays dans sa marche vers le progrès, la justice sociale et l'unité ». Avant de soutenir que leur engagement favorisera la confection d'un annuaire de qualité qui sera remis officiellement au Président de la République à la fin du mois d'octobre. Mais déjà, a confié Jeanne Peuhmond, « plusieurs structures, à savoir, l'administration publique, les Nations unies, le secteur privé, ont sollicité notre base de données pour des nominations, la participation à des missions diplomatiques, ainsi qu'aux différentes réunions de haut niveau ».
Quant à Yao Euphrasie coordinatrice du Cocofci, elle a incité les femmes compétentes à s'inscrire avec célérité dans l'annuaire qui est un véritable outil de promotion de l'égalité de chance. Mme Henriette Dagri Diabaté s'est, pour sa part, réjouie d'accueillir dans ses locaux des femmes de différentes extractions sociales regroupées pour une même cause qui est la prise en compte de leur droit. Notons qu'à la fin de la cérémonie, des femmes ont pu s'inscrire séance tenante.
Par Hadja Sidibe










