Les inégalités entre l'homme et la femme ont la peau dure au Burkina Faso de façon générale et particulièrement dans la région du Nord. Elles contribuent à accentuer la faim et la pauvreté. Pour y faire face, le Programme alimentaire mondial (PAM) a initié un projet de sensibilisation dans cette zone, à travers son plan « Vivres contre travail ».
L'exécution des activités sur le terrain a été coordonnée par l'association Appui moral, matériel et intellectuel à l'enfant (AMMIE). Les acteurs concernés par le projet se sont réunis, le vendredi, 29 juin 2012 à Ouagadougou afin de porter à la connaissance de tous les résultats du travail.
Entre autres objectifs visés, il a été question d'amener les hommes et les femmes à avoir une vision positive de leurs rôles et responsabilités respectifs, favoriser la promotion de la nutrition et de la sécurité alimentaire des ménages de façon durable, contribuer à l'autonomisation des femmes et à la promotion de leur statut.
Aussi, ce projet-pilote avait pour but, le renforcement de la participation équitable des hommes et des femmes dans le développement économique et social de leurs communautés.
Pour atteindre ces objectifs, l'association, selon sa présidente, Cécile Béloum, a diffusé des émissions radiophoniques, organiser des séances de sensibilisation avec des causeries éducatives dans diverses localités, des théâtres- forums, des visites à des bénéficiaires du projet et à des chefs coutumiers.
Selon l'assistante au programme du PAM, Célestine Ouédraogo, les pesanteurs sociales sont persistantes au Nord à telle enseigne que les femmes sont reléguées au second plan. Cette situation ne favorisait pas son épanouissement pour une vraie contribution au développement communautaire.
« Après le suivi-évaluation, nous avons constaté que les mentalités des gens, surtout des hommes, ont changé », a-t-elle précisé. Selon le coordonnateur-programme, représentant la directrice représentante du PAM au Burkina Faso, Frédéric Verjus, il ne saurait avoir d'atteinte des Objectifs du millénaire si la
« deuxième moitié du ciel » n'est pas mise en valeur. « Les résultats enregistrés par ce projet-pilote sont si édifiants que le PAM et ses partenaires ont tenu à les partager avec d'autres structures oeuvrant dans le domaine du genre », a conclu M. Verjus.
Par Steven Ozias Kiemtoré
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