La pratique de l'excision a la peau dure dans certaines contrées. Dans le Séno où les populations sont conservatrices des habitudes culturelles et religieuses, la pratique a encore pignon sur rue. Fort heureusement, les acteurs de lutte contre cette pratique moyenâgeuse n'ont pas baissé la garde, en dépit des victoires significatives enregistrées. Puisque cette année par exemple aucun cas n'a été enregistré. De plus, le Séno est une province où beaucoup de praticiennes ont officiellement déposé les coutelas, les canifs et les lames au profit des activités génératrices de revenus.
Tout compte fait, les acteurs de la lutte ont fait le bilan de leurs activités de l'année 2012. Ce bilan a été jugé satisfaisant par la direction provinciale de l'action sociale et de la solidarité nationale du Séno. Les résultats atteints l'ont été en dépit de l'absence ou de l'insuffisance des financements. Abordant le fonctionnement du cadre, le directeur a dit qu'il y a des motifs de satisfaction. Puisqu'avec l'appui du Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la pratique de l'excision, il tient régulièrement ses sessions.
Cependant, force est de reconnaître que la structure est confrontée au manque de moyens financiers. Les participants ont relu le règlement intérieur du cadre et procédé à la mise en place d'un comité provisoire de coordination des activités de la structure. Cette structure sera dirigée par Madame Hama née Aissatou Diallo, présidente de l'association Khoolesmen. Ils se sont donné rendez-vous pour le 13 décembre prochain le bilan final et la programmation des activités de 2013.
Par Ali Mamoudou Maiga










