«Nous, femmes de Kinshasa, choquées par ces déluges de mots et interpellées par ce drame exécrable qui accable les jeunes filles et jeunes femmes de l'Est de la RDC, disons non à la guerre», a déclaré la présidente de l'Ufekin, Hélène Ndombe Sita.
Elle estime que le moment est venu pour aborder la question de l'est de la RDC sans trahison et avec responsabilité pour des solutions radicales et définitives.
Hélène Ndombe Sita demande également à ses semblables de prendre une part active aux efforts de guerre pour la sauvegarde des frontières du pays et d'opposer une résistance contre cette guerre injuste.
La présidente de l'Ufekin encourage les femmes de l'Est à s'organiser dans la lutte contre la confiscation de leurs bétails et leurs produits agricoles afin de lutter contre la faim.
«Des exactions qui ont valu au Kivu le qualificatif horrible de capitale mondiale du viol se sont répandues telles une gangrène, à l'ensemble de la région. Rutshuru, Sake, Goma et toutes les localités environnantes sont le théâtre de ces actes ignobles commis par des hordes de barbares qui ont transformé les corps de femme en champ de bataille, et jeté sur les routes et dans une précarité extrême, des centaines de milliers de personnes en majorité de femmes et d'enfants», a déploré Hélène Ndombe Sita.
RDC : les femmes du Nord-Kivu veulent être associées au dialogue avec le M23
Les femmes de la province du Nord-Kivu, regroupées au sein de l'association Femmes partisanes de la paix, réclament d'être « représentées valablement aux pourparlers de Kampala » qui doivent s'ouvrir ce vendredi 7 décembre entre la délégation du gouvernement congolais et les rebelles du M23.
« Nous aurions voulu être avec nos frères de Kinshasa, mais chaque fois, qu'ils pensent à la guerre de l'Est, ils pensent qu'eux sont là pour parler à notre place. C'est bien, mais il ne faut pas négliger la participation des gens du Nord-Kivu. Non seulement ceux là vivant à Kinshasa, mais les vraies victimes vivant même ici à Goma. Et c'est nous. Nos enfants, nos maris ont été tués. », a déploré Nana Balume, membre de l'association « Femmes partisanes de la paix».
Les pourparlers de Kampala vont s'ouvrir une semaine après le retrait des rebelles du M23 de Goma, une ville qu'ils occupaient depuis le 20 novembre dernier. Ils s'en sont retirés conformément aux recommandations du sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) organisé le 24 novembre à Kampala sous l'égide du président ougandais Yoweri Museveni.
Les « femmes partisanes » de la paix estiment être en mesure de mieux exprimer les souffrances que subissent les femmes du Nord-Kivu comme conséquences des affrontements armés dans cette région.
« Nous avons vécu toutes sortes de situations que nous-mêmes sommes en mesure de transmettre et pour lesquels nous devons aussi trouver des solutions ensemble dans le dialogue ».
Par Potentiel, Source: http://fr.allafrica.com/stories/201212140449.html










