Madagascar: Campagne électorale - Les femmes et les jeunes à fond dans la promotion de la démocratie

Mercredi, 09 Octobre 2013 14:59
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A l'approche des prochaines élections présidentielles, un vent nouveau souffle à Madagascar. Tandis que les politiciens et les candidats se lancent déjà dans l'arène de la précampagne et que les entités impliquées dans l'organisation des élections sont au four et au moulin, les associations féminines et associations de jeunes s'activent à la mobilisation des citoyens.

De plus en plus de projets et d'initiatives en faveur de la démocratie voient le jour en marge de cette grande joute prévue pour le 25 octobre.

Ces projets sont pour la plupart des initiatives féminines et les résultats sont tangibles. Selon Ketakandriana Rafitoson, coordinatrice du projet Women and Youth in the Democratic Process (WYLD), le seul fait que des gens consentent à agir bénévolement à Madagascar où tout se monnaie de nos jours, est admirable.

Les missions de WYLD ne se limitent pas à la formation des délégués régionaux sur les principes de base de la démocratie pour qu'ensuite ils organisent des formations et sensibilisations régionales sur le sujet.

WYLD les forme aussi les citoyens ordinaires à l'observation électorale bénévole dans les bureaux de vote.

Comme d'autres associations, WYLD concentre ses activités régionales à l'importance des élections et la participation citoyenne. « Nous essayons d'expliquer à nos cibles pourquoi il est important de voter et comment et à les pousser à voter en leur âme et conscience en se basant sur des critères objectifs et tangibles et non par appât du gain », explique Ketakandriana Rafitoson.

Dans les communautés où le projet est appliqué, les femmes osent s'exprimer un peu plus et les citoyens ciblés s'intéressent un peu plus à la démocratie en tant que notion universelle. Nadine Bère Mariasy figure parmi les jeunes déleguées du WYLD dans la région Analamanga.

«Je voudrais contribuer, même modestement, au changement à Madagascar pour que la voix de la démocratie soit vraiment entendue dans le pays», explique-t-elle.