Promotion du leadership féminin : Les partis africains de la gauche interpellés

Lundi, 03 Février 2014 18:28
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La fin des travaux du comité des femmes de l’ALNEF a été assortie de cinq recommandations rendues publiques le 9 novembre 2013 à Ouagadougou. Qualifiées par le vice-président du PSD/Metba, Etienne Traoré, de pertinentes propositions de stratégies, ces recommandations visent à terme, à mobiliser davantage les directions des partis membres de l’ALNEF autour de la promotion du leadership féminin en politique.

Dans le cadre de la rencontre de 48 h du comité des femmes de l’ALNEF, les participantes ont fait un tour d’horizon sur l’état des lieux de la responsabilisation et de l’implication politiques de la femme en Afrique. Aux obstacles identifiés, des propositions permettant de les surmonter ont été faites.

Mieux, des recommandations ont été arrêtées à l’attention des structures dirigeantes des partis et formation politiques africains de la gauche. Ces recommandations se rapportent à : - l’instauration de la parité entre hommes et femmes sur le plan politique ; - l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de mobilisation et de recrutement des femmes au sein des partis politiques ; - la mise en œuvre d’activités de formation et de sensibilisation des femmes en Afrique pour l’émergence d’un véritable leadership féminin ; - la responsabilisation des femmes au sein des structures dirigeantes des partis et le positionnement avantageux des femmes sur les listes de candidats ; - la promotion du leadership féminin au niveau local, à la base.

La mise en œuvre de ces recommandations permettra, espère la malienne Orokia Sanogo, membre du bureau politique du parti SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance), de lutter contre des pratiques néfastes aujourd’hui, dont l’achat de conscience très répandue au sein de la gente féminine. L’instrumentalisation de la femme à des fins politiciennes s’en trouvera aussi amoindrie, de l’avis de Mme Sanogo. Et c’est, selon elle, un vrai leadership de la femme africaine qui en découlera.

Pour la sénégalaise Ndeye Khady Ndiaye, la bataille doit se poursuivre pour plus de présence de la femme sur l’échiquier politique en Afrique. Déjà, relève M. Ndiaye, l’espoir quant à l’instauration véritable et totale en Afrique, de la parité homme/femme dans le cadre de positionnement pour des échéances électorales, est néanmoins permis au sortir de cette rencontre. C’est du moins, le cas au Sénégal, même s’il y a encore des flottements dans la pratique. Au Burkina, l’on est encore dans le souhait que désormais, « toute liste de candidats qui ne respecterait le quota genre, soit purement et simplement rejetée ».

Et pour Etienne Traoré, vice-président du PDS/Metba, cette rencontre de Ouagadougou a accouché de propositions de stratégies qui s’inscrivent en droite ligne de la ferme volonté de l’ALNEF de promouvoir le leadership féminin en politique. Ces propositions seront, à en croire le Pr Traoré, examinées à la prochaine Assemblée générale de l’ALNEF, prévue pour se tenir à Dakar au Sénégal.

Fulbert Paré