Burkina Faso: Oudalan - Violences faites aux femmes et aux filles , les populations sensibilisées

Mardi, 03 Juillet 2012 15:19
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La mission de la Marche mondiale des femmes a commencé ses activités à la direction provinciale de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation de l'Oudalan dans la matinée du 22 juin et dans la soirée par un théâtre-forum joué dans le village de Tin-Tabora.

Le lendemain 23 juin, la mission a rencontré le 1er responsable du lycée provincial de Gorom-Gorom et une quinzaine d'élèves et étudiants au sein dudit lycée.

A la DPEBA comme au lycée, Mme Aminata Antaï Sawadogo/Tamboura a fait le rappel historique de la Marche mondiale des femmes d'une manière générale et les activités organisées au Burkina Faso.

Entre autres activités, elle a cité la caravane organisée dans les 45 provinces pour prôner les cinq valeurs qui constituent leur cheval de bataille : l'égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix.

Mme Sawadogo a, par la suite, souhaité que par l'intermédiaire de la DPEBA, les enseignants exploitent judicieusement le recueil des poèmes dans les classes pour le bien-être de la femme.

Toujours à la DPEBA, la mission a rencontré le responsable de service Alphabétisation pour lui remettre le même recueil traduit en langues nationales pour exploitation dans les centres d'alphabétisation.

Puis le soir, dans le village de Tin-Tabora, c'est en présence d'une foule nombreuse que la troupe théâtrale Tin Hinan a émerveillé le public avec leur pièce théâtrale « Tourment de femme » qui met à nu des maux comme l'excision, le mariage forcé, la non scolarisation des filles et la répudiation des femmes. Au lycée provincial avec les élèves, la mission a exploité le recueil de poèmes.

Cette exploitation s'est faite par la lecture commentée de quelques poèmes comme : « Pensée de femme », « Toi, la femme » et « Ma liberté ». Les élèves ont accordé de l'importance à cette rencontre, en témoigne leur participation.

Mme Aminata Antaï Sawadogo a rappelé que la Marche mondiale ne prône pas la domination, ni l'imposition de la femme mais plutôt la concertation, le dialogue, l'entente pour le bien -être de l'humanité.

Par Tiraogo Célestin Kaboré