Pour sensibiliser sur les méfaits de la dépigmentation, l'Association internationale d'information sur la dépigmentation artificielle (Aiida) a organisé une randonnée pédestre le samedi dernier.
L'objectif est d'inviter les autorités sanitaires à retirer les corticoïdes du marché des cosmétiques, à cause de leurs méfaits sur la santé des usagers, a déclaré le Dr Fatoumata Ly, dermatologue à l'Institut d'hygiène sociale (ex-Polyclinique), par ailleurs présidente de Aiida.
Selon elle, «les corticoïdes sont des médicaments qui doivent être utilisés uniquement à visée thérapeutique». Pour cette raison, elle estime qu'il est «illégal de prendre ces produits et de les utiliser comme des produits cosmétiques», insistant sur l'usage abusif de corticoïdes qui peut entraîner des infections cutanées.
«Les premiers cas de cancer ont été même associés à l'usage de produits dépigmentant», a-t-elle indiqué. Tenant compte de toutes ces conséquences négatives sur la santé des femmes, Aiida compte élargir son action.
Pour le Dr Fatoumata Ly, l'association ne peut pas se limiter au Sénégal, car il s'agit d'un problème rencontré un peu partout en Afrique subsaharienne.
« Maintenant, à la faveur de l'émigration, la dépigmentation touche l'Europe, les Etats-Unis, entre autres continents», a-t-elle informé.
De l'avis de Lamine Camara, premier vice-président du Comité national de randonnée pédestre, chargé de la formation, près de 540 participants ont participé à cette marche qui a pris départ devant le ministère de la Santé pour se terminer à la Polyclinique de la Médina, en passant par l'Avenue Cheikh Anta Diop, le canal 4, la place de l'Obélisque, le pont Malick Sy, la Bceao et la Rts.
«C'est déjà une bonne chose pour une première manifestation, surtout qu'il y a, aujourd'hui, à Dakar, trois randonnées », a-t-il déclaré.
Par Maguette Guèye Diédhiou
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