Du 27 février au 9 mars, la 56ème session de la Commission de la condition de la femme réunie à New York, au Siège des Nations Unies, « conviendra d'actions urgentes à prendre pour faire véritablement changer la vie de millions de femmes rurales...».
Les femmes rurales représentent un quart de la population mondiale. Qu'elles soient du village, de la forêt, de la montagne, de la savane, du désert ou du pôle nord, des régions continentales ou côtières, l'importance de leur contribution n'échappe plus à personne.
La prise en compte de leur rôle est une des grandes réussites du plaidoyer en faveur de plus d'équité pour les femmes rurales, pour la réduction de l'inégalité entre les sexes, afin qu'elles accèdent davantage au crédit, aux soins de santé, aux ressources productives, aux services et à l'éducation.
Combien de fois n'avons nous pas loué leur bravoure, leur courage, leur abnégation et surtout, la qualité des produits agricoles qu'elles ramènent de « l'intérieur du pays » !
Travailler en amont et en aval au changement des conditions de vie des femmes rurales témoigne de l'évolution de la prise de conscience collective. Si aujourd'hui, nous relevons l'urgence qu'il y a à dépasser certaines politiques étriquées, c'est que nous sommes de plus en plus conscients des bénéfices d'une vision plus large : elle garantit un avenir commun, plus sécurisé. Agir en faveur des femmes du monde rural revient à s'aider soi-même. C'est aussi simple que cela.
Au cours des travaux de la 56ème session de la Commission de la condition de la femme, une kyrielle de spécialistes examine l'indispensable autonomisation des femmes rurales, leur intervention pour l'élimination de la pauvreté et de la faim, leur contribution pour un développement durable et leur capacité pour surmonter les défis actuels.
Elles sont également les premières victimes des catastrophes naturelles, des crises et des conflits armés. L'urgence de la prise en compte de leur autonomisation entraine un au regard de ce qui précède, un immense espoir pour l'Humanité.
Selon les experts, « les estimations montrent que si les femmes bénéficiaient du même accès aux ressources productives que les hommes, elles pourraient augmenter les récoltes de leurs exploitations agricoles de 20 à 30%, permettant de sortir de la famine de 100 à 150 millions de personnes ».
Raison pour laquelle, il est vital de sortir des approches réductrices et de soutenir l'autonomisation des femmes du monde rural au bénéfice d'une sécurité alimentaire accrue sachant que pour l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), la femme est la clef de la sécurité alimentaire.
Au plan national, le gouvernement a une nouvelle photographie, huit (8) femmes, pour leurs compétences, en font partie. Dans d'autres secteurs, à d'autres niveaux, des femmes occupent des postes décisionnels de premier plan.
Aujourd'hui plus qu'hier, soutenir cette politique pour « l'autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l'éradication de la pauvreté et de la faim » participerait de la réalisation d'un Gabon émergent et performant.
Source: allAfrica
| < Précédent | Suivant > |
|---|
