De la place de la Nation au rond-point des Nations unies, les femmes burkinabè ont marché dans la matinée du jeudi 1er mars pour interpeller l'ensemble de la communauté et particulièrement les hommes pour leur implication à la lutte pour la réduction de la mortalité maternelle.
Devenue un rituel, cette marche qui a lieu depuis maintenant cinq ans marque le début des activités commémoratives de la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année. Cette année, les femmes du Burkina se sont donné rendez-vous à Dédougou, chef - lieu de la région de la Boucle du Mouhoun.
Les réflexions porteront sur le thème « Mobilisation sociale pour la réduction de la mortalité maternelle :le rôle des hommes ». Ce thème, selon le ministre de la Santé, Adama Traoré, reste dans la continuité de la réflexion menée l'année dernière sur comment donner la vie sans la perdre.
Cette insistance s'explique, selon le ministre Traoré, par le fait que depuis une dizaine d'années, la problématique de la mortalité maternelle est une préoccupation au Burkina Faso.
Les autorités se sont rendu compte qu'il ne suffit pas de se concentrer sur la femme, mais de faire intervenir toutes les parties prenantes afin de minimiser les risques de mortalité maternelle.
« Cette année, le ministère de la Santé et celui de la Promotion de la femme ont estimé qu'il était extrêmement important que les hommes s'engagent », a-t-il indiqué.
Ill a soutenu que la problématique de la maternité est certes, une affaire de femme au final, mais qu'en réalité, c'est une histoire à deux. « Tant que les deux acteurs ne sont pas conscientisés et sensibilisés, il est difficile de parvenir à des résultats ».
S'adressant aux femmes, le maire Simon Compaoré dont la ville abrite le présent lancement a déclaré : « vous pouvez compter sur le soutien indéfectible de la commune de Ouagadougou ».
Il a annoncé que le conseil municipal soutiendra toutes les initiatives de promotion de la femme. Plusieurs activités sont au programme de cette édition, notamment des opérations de don de sang, des conférences, des causeries-débats,...et le clou de la manifestation, la pose de la première pierre de la maternité ultra moderne de Dédougou.
« Je formule les voeux qu'au-delà de cette semaine, les activités puissent s'inscrire dans la durée », a souhaité le ministre de la Santé.
Par Assetou Badoh
