Burkina Faso: 7e AG de Promo femmes - Quelles stratégies d'adaptation aux changements climatiques

Jeudi, 01 Mars 2012 12:01
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Les participantes sont venues d'un peu partout du Burkina Faso afin de trouver des stratégies pour faire face aux effets des changements climatiques.

 

La cérémonie d'ouverture officielle a eu lieu le 25 février 2012 avec la présence d'une personne-ressource de l'ONG, Amina Mousso Ouédraogo, ancien médiateur du Faso, et de la directrice Clémentine Ouédraogo.

La 7e assemblée générale de l'ONG Promo femmes/développement solidarité (PFDS) a commencé par l'adoption des rapports des anciens groupements et l'adhésion des nouveaux groupements et membres individuels, le 24 février 2012 à Ouagadougou. Le lendemain, les participantes se sont retrouvées au Stade du 4 août pour la suite de leurs travaux.

A la cérémonie d'ouverture, la directrice de l'ONG, Clémentine Ouédraogo, a commencé par s'excuser pour le retard dans l'organisation de l'assemblée générale. Pour elle, cela est dû « aux inondations qui ont eu lieu en septembre 2009 et aux troubles que notre pays a connus au cours de l'année 2011 ».

Après une trentaine d'années d'existence, l'ONG créée en 1982 s'investit dans de nombreux secteurs. Ce sont, entre autres, la formation et l'éducation, la santé et les services sociaux de base, les activités génératrices de revenus, les droits de la femme et la lutte contre les violences faites aux femmes, aux personnes âgées et aux enfants, l'environnement et le renforcement organisationnel de ses groupes de base. Clémentine Ouédraogo s'est dit ravie du niveau atteint par Promo femmes.

« La femme rurale face aux changements climatiques » est le thème qui sera au centre des réflexions de l'assemblée générale. Pour la directrice, le thème n'a pas été choisi au hasard et est interpellateur.

Cela au regard des contraintes climatiques et des difficultés qui en découlent. « Les pluies, de nos jours, deviennent irrégulières, imprévisibles et trop souvent insuffisantes. Aux inondations succèdent les sécheresses de sorte que la production agricole est souvent compromise » a expliqué la directrice.

De cette situation, les femmes en sont les premières victimes. Il faut donc sortir de là et à travers une réflexion menée par les femmes elles-mêmes, car « ce sont elles qui veillent au bien-être de la famille ».

Comment faire face à ces changements climatiques ? C'est la principale question qui a été posée aux femmes de l'ONG Promo femmes/développement au cours de l'AG.

Elles ne souhaitent donc pas rester les bras croisés et vivre dans un environnement de plus en plus hostile mais envisagent « agir et saisir les opportunités » qui s'offrent à elles pour améliorer leur vie à travers une meilleure maitrise de l'eau et l'adoption de nouvelles techniques culturales.

La directrice n'a pas manqué d'encourager ses soeurs pour plus d'implication de celles-ci dans les sphères de décision. La présence de Amina Mousso Ouédraogo, ancien médiateur du Faso entre également dans la même logique que le soutien aux femmes mais avant, elle a situé le contexte de la tenue d'une assemblée générale pour toute association.

Selon elle, l'assemblée générale est l'occasion de faire un bilan, de tirer les leçons et de se projeter dans le futur en fonction du contexte dans lequel elle vit. Elle a également souligné que les femmes au Burkina Faso subissent de « plein fouet les conséquences des changements climatiques ce d'autant plus que l'absence ou l'insuffisance de ressources alimentaires se répercute sur la femme et les enfants ». Amina Mousso a souhaité que les femmes, pour réussir leur combat, prennent d'abord conscience du phénomène.

Par Aimé Nabaloum