« Malgré les multiples efforts consentis par les acteurs de la lutte contre l'excision, dans la province de la Sissili, la pratique est loin de s'estomper et les pratiquants ont aussi changé de stratégie », dixit Anthime Sawadogo, haut-commissaire de la province de la Sissili.
Il nous faut une bonne organisation pour relever les défis, lâche t-il. Et au directeur provincial de l'action sociale et de la solidarité nationale de la Sissili, Bapion Nébié, d'inviter les acteurs intervenant dans la lutte contre le fléau à adapter le travail aux nouvelles approches.
« Nous ne devons plus avoir peur de dénoncer les cas », s'exclame-t-il et de rassurer tous les acteurs que son service est prêt à leur apporter toute l'assistance technique dont il dispose pour les accompagner dans la lutte contre la pratique de l'excision. L'occasion a donc été offerte aux représentants de la trentaine d'associations présente à la rencontre de présenter respectivement, leur bilan d'activités du premier semestre de l'année 2012.
Des échanges, les participants se sont donné des idées pour renforcer la collaboration. Ils sont par ailleurs, unanimes à reconnaître que l'accent doit être mis désormais, sur la dénonciation sans aucune autre procédures. Et au haut-commissaire d'inviter tous les acteurs à être actifs sur le terrain.
A en croire les acteurs, la pratique de l'excision a toujours une forte prédominance dans les zones de To, Nebiel, Niabouri, Silly et les pratiquants n'hésitent pas à dire qu'ils ne vont jamais abandonner. Et cela, pour des raisons religieuses et coutumières, soutiennent-ils. Les acteurs ont été enfin, invités à transmettre leurs rapports d'activités au Comité provincial de lutte contre la pratique de l'excision.
Par Olivier Alexandre NIGNAN
